Action Code Rouge : objectivons le débat
L'affirmation selon laquelle ENGIE est l'entreprise la plus polluante de Belgique est factuellement incorrecte. Code Rouge partait également d'hypothèses erronées sur la stratégie et les activités d'ENGIE.
Voici quelques éléments de réponse.
La vision d'ENGIE
ENGIE a placé l’évolution du système énergétique au cœur de sa stratégie et de ses activités. Cette démarche s’inscrit dans son ambition d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2045. Une telle évolution implique de réduire les émissions de gaz à effet de serre, tout en tenant compte des coûts pour les citoyens et les entreprises, et en veillant à la fiabilité du système énergétique.
Sur base de sa propre analyse du système énergétique de 15 pays européens (dont la Belgique), ENGIE estime qu’un large éventail de technologies et de solutions devra être mobilisé pour accompagner la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans un délai inférieur à 30 ans.
Il est, par exemple, nécessaire d'accélérer le déploiement des capacités de production d'électricité renouvelable si nous voulons atteindre les objectifs climatiques européens tout en limitant les coûts. Par ailleurs, des efforts accrus en matière d'économies d'énergie et d'efficacité énergétique sont également nécessaires pour réduire la consommation d'énergie.
Des technologies telles que le stockage par batteries, les centrales de pompage-turbinage et les centrales à vapeur et à gaz fourniront la flexibilité pilotable nécessaire dans un système où la part de l'électricité renouvelable continue d'augmenter.
L'hydrogène à faibles émissions de carbone et les molécules renouvelables produites à partir de celui-ci figurent parmi les solutions envisagées pour certains usages dans les transports et l'industrie. Près de la moitié de cet hydrogène sera produit localement en Europe.
Les investissements prévus pour soutenir l’ambition de neutralité carbone d'ENGIE
Le Groupe ENGIE s'est fixé l'ambition d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2045. Pour atteindre cette ambition, ENGIE a défini une trajectoire visant à réduire d’au moins 90 % les émissions de gaz à effet de serre de ses activités (scopes 1, 2 et 3) d’ici 2045, par rapport à leur niveau de 2017. *
Depuis 2017, le Groupe a déjà réduit de 45% ses émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble du bilan carbone, démontrant l’avancement concret de sa trajectoire Net Zero Carbon 2045.
Dans le cadre de sa trajectoire Net Zero Carbon 2045, ENGIE prévoit d’investir entre 34 et 38 milliards d’euros sur la période 2026-2028. Environ 90 % de ce CAPEX total sera orienté vers les infrastructures, le développement de capacités de production d'électricité renouvelable et les solutions de stockage par batteries (BESS), soutenant ainsi la décarbonation du système énergétique et le développement des capacités bas carbone.
Cette trajectoire passe également par l’accompagnement des clients, avec le développement de solutions visant à réduire leur consommation d’énergie, à améliorer leur efficacité énergétique et à électrifier leurs usages afin de diminuer leur empreinte carbone.
* Plan d'implémentation : Trajectoire Net Zéro Carbone 2045 - ENGIE
La place des centrales nucléaires et du gaz belge dans la stratégie d'ENGIE
Le choix d'inclure ou non l'énergie nucléaire dans le mix énergétique national est un choix politico-social. Depuis 2003, la législation belge stipule que toutes les centrales nucléaires du territoire doivent cesser leur production industrielle d'électricité d'ici 2025. Entre-temps, les unités nucléaires de Doel 3 et Tihange 2 ont déjà été fermées définitivement ; Doel 1 et 2 et Tihange 1 suivront en 2025, conformément au calendrier légal. Uniquement pour Doel 4 et Tihange 3, ENGIE et le gouvernement belge ont signé le 29 juin 2023 un nouvel accord intermédiaire fixant les modalités de la prolongation de 10 ans de Doel 4 et Tihange 3. Cet accord intervient à la demande du gouvernement belge, notamment pour contribuer à garantir la sécurité d'approvisionnement au-delà de 2025, y compris en raison de la guerre en Ukraine. La construction de nouvelles centrales nucléaires ne fait pas partie de la stratégie d'ENGIE. Pour plus d'informations sur les mesures prises par ENGIE pour assurer la sécurité de ses installations nucléaires, voir : https://nuclear.engie-electrabel.be/fr/energie-nucleaire/les-centrales-nucleaires-et-la-securite
Compte tenu de la sortie prochaine du nucléaire et afin d'assurer l'approvisionnement énergétique du pays après 2025, le gouvernement belge a décidé de rechercher des investisseurs par le biais d'un mécanisme de rémunération de la capacité (CRM) afin d’installer de nouvelles capacités de production et de stockage à court terme (2025). Il s'agit notamment de nouvelles centrales électriques au gaz (CCGT), car elles apportent la flexibilité nécessaire à un système dans lequel les sources de production renouvelables intermittentes occupent une place de plus en plus importante.
Dans ce contexte, ENGIE a développé 3 projets de nouvelles centrales thermiques à cycle combiné (Amercoeur, Flémalle et Vilvoorde). Sur ces 3 projets, 2 ont finalement été soumis à l'enchère CRM. Parmi ceux-ci, 1 a effectivement été construit, à savoir la centrale électrique au gaz de Flémalle.
Cette nouvelle CCGT fonctionne principalement lorsque la production d'électricité renouvelable ne suffit pas à couvrir la demande d'électricité. Au fur et à mesure que les capacités de production d'électricité renouvelable augmenteront, le nombre d'heures de fonctionnement des centrales au gaz diminuera considérablement.
Par ailleurs, ENGIE travaille également sur des solutions susceptibles de réduire les émissions de gaz à effet de serre associées à la nouvelle CCGT de Flémalle au fil du temps. Par exemple, en remplaçant le gaz naturel par de l'hydrogène ou du méthane synthétique, ou en utilisant des installations de capture du carbone.
Sur la contribution financière d'ENGIE pendant la crise énergétique
ENGIE contribue de manière significative aux finances publiques de la Belgique par le biais de ses activités. Ainsi, ENGIE a déjà payé 3,7 milliards d'euros de taxe nucléaire au gouvernement fédéral belge depuis 2008, en plus des autres impôts et taxes qu'elle paie déjà.
Pendant cette crise énergétique, une grande partie des clients d'ENGIE étaient encore protégés des hausses de prix sur les marchés de gros grâce à leur contrat d'énergie fixe, qu'ils avaient pu souscrire à un tarif avantageux avant la crise énergétique. De plus, ENGIE a informé ses clients de manière exhaustive et proactive sur les moyens de surveiller leur consommation et de maîtriser leur facture d'énergie. Les clients qui avaient du mal à payer leurs factures d'énergie pouvaient demander gratuitement un plan de remboursement avec étalement. Par ailleurs, ENGIE a également coopéré pleinement avec les autorités pour mettre en œuvre rapidement et efficacement les mesures gouvernementales (par exemple, le paiement de la prime fédérale à l'énergie) et a soutenu ses clients en leur proposant des plans de paiement échelonnés sans frais supplémentaires.
Sur la chaîne d'approvisionnement en gaz
Il est important de rappeler qu'ENGIE n'est pas un producteur de gaz. ENGIE est un opérateur de réseau (pas en Belgique) et un fournisseur d'énergie qui transporte et distribue du gaz destiné à être utilisé directement par ses clients ou à être transformé en électricité dans ses centrales thermiques. ENGIE est donc un maillon de l'approvisionnement énergétique des pays où il opère.
La guerre en Ukraine et les tensions qui en résultent sur les marchés de l'énergie ont renforcé l'importance pour l'Europe de diversifier ses sources d'approvisionnement. ENGIE a également dû chercher de nouveaux fournisseurs pour assurer l'approvisionnement en énergie de ses clients européens.
Pour ce faire, ENGIE applique une gestion stricte des fournisseurs afin de minimiser les risques dans la chaîne d'approvisionnement. Les fournisseurs doivent respecter et appliquer les principes éthiques d'ENGIE, tels que le respect des droits de l'homme, une rémunération juste et décente et la garantie d'un environnement de travail sûr. Ils doivent également participer à des initiatives sectorielles et à des formations sur les pratiques commerciales éthiques et responsables. La réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre est également un critère clair et quantifié pour la sélection des fournisseurs. Les contrats d'achat de gaz conclus par ENGIE avec ses fournisseurs sont compatibles avec l'ambition du Groupe d'atteindre la neutralité carbone, à moyen terme (émissions maximales de 52 millions de tonnes équivalent CO2 d'ici 2030 pour nos ventes de gaz) et à long terme (ambition d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2045).
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