Gaz
Développement de nouvelles centrales à gaz
Le développement de nouvelles centrales à gaz s’inscrit dans la nécessité de garantir la fiabilité du système électrique. En Belgique, la transition énergétique s’accompagne d’une forte croissance des énergies renouvelables, dont la production est par nature intermittente.
Dans ce contexte, les centrales à gaz jouent un rôle complémentaire essentiel. Grâce à leur flexibilité, elles peuvent adapter rapidement leur production pour équilibrer le réseau lorsque l’éolien et le solaire sont insuffisants, notamment lors des pics de consommation.
Elles viennent également compléter d’autres solutions de flexibilité, comme les batteries et le stockage par pompage‑turbinage. Si ces technologies sont très efficaces à court terme, leur capacité reste limitée. Les centrales à gaz permettent, en revanche, de répondre à des besoins plus prolongés et de garantir la continuité de l’approvisionnement en électricité.
Grâce au mécanisme de rémunération de la capacité, notre pays recherche des investisseurs pour installer cette capacité de production de remplacement à court terme, ce que l'on appelle les enchères CRM. En participant à cette première vente aux enchères du CRM, ENGIE a contribué au développement de nouvelles capacités de production, concrétisées aujourd’hui par la mise en service de la centrale de Flémalle.
La centrale nouvelle génération de Flémalle
D’une capacité de 875 MW, la centrale de Flémalle peut produire l’équivalent de la consommation annuelle de plus d’un million de ménages. Grâce à son rendement élevé (63 %), elle offre une grande flexibilité afin de compenser les variations des énergies renouvelables, notamment lors des périodes peu ensoleillées et sans vent.
Équipée de technologies de pointe, elle n’émet pas de particules et réduit fortement les émissions d’oxydes d’azote par rapport aux centrales plus anciennes. Ses émissions de CO₂ sont également parmi les plus faibles pour une unité de production thermique.
À terme, la centrale pourra évoluer vers des combustibles bas carbones, comme l’hydrogène, le biogaz ou le méthane synthétique. Elle s’inscrit ainsi dans le développement de solutions innovantes, notamment en matière d’hydrogène et de captage, utilisation et stockage du carbone (CCUS).
ENGIE confirme ainsi son rôle et sa responsabilité dans le développement de solutions énergétiques plus durables en Belgique.
Nos centrales à gaz existantes
ENGIE investit dans les centrales TGV fonctionnant au gaz naturel depuis le milieu des années 90. Les 6 TGV de notre parc de production actuel totalisent une puissance totale de 3065 MW.
Ces centrales combinent une turbine à gaz et une centrale thermique classique pour produire de l’électricité. Elles présentent un rendement de plus de 53%, ce qui limite les émissions de CO2. Nous collaborons étroitement avec les fabricants pour les rendre plus flexibles et leur permettre de remplir un rôle d’unité de "back-up" pour les unités fonctionnant à partir d’énergies renouvelables.
Comment fonctionne une centrale TGV ?

- La production d’électricité dans une centrale TGV commence par la combustion de gaz naturel dans la chambre de combustion d’une turbine à gaz.
- Les gaz de combustion chauds entraînent la turbine qui est couplée à un alternateur et qui produit de l’électricité.
- Les gaz de combustion quittent la turbine à gaz et aboutissent dans la chaudière de récupération. Ils servent à chauffer la tuyauterie dans laquelle circule de l’eau qui sera transformée en vapeur.
- Les gaz de combustion s’échappent ensuite par une cheminée. À son tour, la vapeur chaude entraîne une turbine à vapeur couplée à un alternateur. L’électricité est ainsi produite une seconde fois.
- À la sortie de la turbine, la vapeur se condense dans un aérocondenseur ou dans un condenseur à eau.
Dans le cas d’un aérocondenseur, la vapeur traverse un grand nombre de tubulures, refroidies par un courant d’air ambiant produit par de grands ventilateurs. Au contact de l’air froid, la vapeur se condense et retourne sous forme d’eau vers la chaudière de récupération. Lors de condensation de la vapeur dans un condenseur à eau, l’eau réchauffée est refroidie dans une tour de refroidissement.
Le saviez-vous ? Il n'y aucun pylône ou ligne à haute tension autour des centrales TGV de Saint-Ghislain et de Herdersbrug. Tous les câbles sont souterrains.
La cogénération
La cogénération consiste à produire simultanément chaleur et électricité dans une même installation. La chaleur est produite à titre principal, tandis que la production d’électricité est secondaire.
Notre parc de production compte 6 unités de cogénération avec une puissance totale de 453 MW. Ces installations, qui transforment 85% de l’énergie du combustible en électricité et en chaleur, sont implantées sur les sites de nos clients ayant des besoins importants de chaleur industrielle (les entreprises chimiques du port d’Anvers, par exemple).
Nous continuons à développer ces partenariats et à mettre notre expérience dans le domaine au service de nos clients professionnels. Toute unité de cogénération est conçue sur mesure, en fonction des besoins du client.
Les gaz de hauts fourneaux
Outre le gaz naturel, ENGIE Electrabel utilise encore d’autres combustibles gazeux dans son parc de production. La centrale classique de Knippegroen (301 MW) non seulement brûle les gaz des hauts fourneaux d’ArcelorMittal, mais récupère également les gaz de convertisseur de l'usine sidérurgique. Un projet qui montre notre volonté de travailler en partenariat avec nos clients et de trouver des solutions sur mesure. La centrale électrique voisine de Rodenhuize, qui a produit 185 MW d'énergie verte à partir de la biomasse jusqu'en mars 2023, fait office de réserve "froide" ou stationnaire pour la centrale électrique de Knippegroen.