ENGIE (Laborelec) participe à la recherche sur les communautés d’énergie renouvelables (2/2)

Dans un article précédent, nous mettions le focus sur les communautés d’énergie renouvelables (CER) qui représentent notamment une des solutions à la crise énergétique et un vecteur de la transition énergétique. ENGIE, en tant que leader de cette transition, collabore au développement des CER. Alors, quels rôles joue ENGIE dans ce cadre ?
06/06/2023

Le projet wallon AMORCE, dont la phase d’étude vient de se terminer, a permis d’évaluer l’impact des CER sur l’autoconsommation d’une part et sur le réseau de distribution d’autre part.

 

  • Les études ont quantifié l’augmentation de l’autoconsommation qui résulte du partage de l’énergie et de la création d’une autoconsommation collective se superposant à l’autoconsommation individuelle de chaque prosumer. Grâce à cette autoconsommation collective, où le surplus d’énergie qui ne peut être consommé directement par son producteur est consommé au sein de la communauté, on pousse à un dimensionnement des installations de production supérieur aux besoins individuels, ce qui favorise directement la décarbonation. En outre, lorsque la CER intègre une batterie communautaire ou permet un pilotage « centralisé » de charges flexibles, telles que le rechargement de véhicules électriques, on augmente encore davantage l’autoconsommation jusqu’à atteindre près de 100%. Dans ce cas, toute l’énergie produite, même d’une plus grande installation PV, est consommée localement !
  • D’autre part l’étude a mis en évidence que, dans certains cas, les CER dites « intelligentes » peuvent aider les réseaux de distribution, de plus en plus sous pression à cause d’une électrification accrue (véhicules électriques, pompes à chaleur, PV, etc.), à limiter les problèmes de tension ou de puissance qui pourraient entraîner des désagréments chez les utilisateurs.

Le projet européen MuseGrid, qui vient de se terminer, a permis de tester dans une CER localisée à Oud-Heverlee différentes technologies pour rendre la CER « intelligente » afin de maximiser l’utilisation de l’énergie locale. Ces technologies commencent à être commercialement disponibles, mais elle n’ont en général pas encore atteint nos foyers. Celles-ci méritent d’être testées en profondeur avant qu’ENGIE puisse les vendre ou les recommander à ses clients. Cette CER a été équipée d’un système de gestion de l’énergie (Energy Management System), de bornes de recharge de véhicule électrique bidirectionnelles (i.e. elle peuvent aussi décharger la nuit l’énergie stockée dans la voiture durant la journée quand il y a du soleil), d’une batterie communautaire et enfin de ballons d’eau chaude pilotables. 


Le projet wallon LECaas (Local Energy Communities as a Service) vient quant à lui de démarrer et vise à  développer et intégrer plusieurs outils dans une plateforme digitale orientée-utilisateur, ouverte et interopérable, afin de faciliter le déploiement à large échelle des communautés d’énergie. Cette plateforme se construit notamment autour du système de gestion de communauté de WeSmart. Laborelec y ajoute une couche permettant de simuler en temps réel le comportement d’une communauté et de ses membres, autant d’un point de vue technico-économique que électrotechnique.


ENGIE suit également de manière très rapprochée les développements liés aux solutions de partage d’énergie. Outre le suivi actif des premiers clients impliqués dans une activité d’échange pair-à-pair ou au sein d’un même immeuble en Flandre, ENGIE soutient la start-up WeSmart qui accompagne les premiers projets de communauté d’énergie renouvelable à Bruxelles et en Wallonie. D’autre part, ENGIE veille à informer et répondre aux premières questions de ses clients sur le partage d’énergie, notamment via la mise en ligne d’une page web et de FAQ. 

 

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