Jeux paralympiques de 2021 : Entretien avec Ewoud Vromant, champion du monde de paracyclisme et collègue d'ENGIE

20/11/2020
Ewoud Vromant est Power Dispatcher chez ENGIE et travaille dans une équipe qui surveille 24h/24 et 7j/7 l'équilibre entre la consommation d'électricité des clients d'ENGIE et la production d'électricité de ses centrales électriques. Mais Ewoud est surtout le champion du monde de paracyclisme depuis janvier 2020. Il attendait avec impatience les Jeux paralympiques de cette année. Ceux-ci ont été reportés à 2021 en raison du COVID19. Retour sur 2020 et cap sur les ambitions d’Ewoud pour les Jeux paralympiques de l'an prochain.

Quel regard portes-tu sur cette année, particulière ?

Avec ma famille, nous avons appris à nous « détendre », en soi, c’est vraiment agréable et relaxant de ne rien faire pendant un week-end. J’espère que nous n'oublierons pas ceci une fois la crise sanitaire passée. 
Sur le plan sportif, mon année a en fait été couronnée de succès, car j'ai été l'un des rares athlètes à avoir la chance de participer à une course importante juste avant que la crise n'éclate. C’était en janvier lors du championnat du monde de cyclisme sur piste et c’est là que je suis également devenu champion du monde. Il va de soi que j’espérais aussi gagner une médaille aux Jeux paralympiques de Tokyo !

 

Comment as-tu géré le confinement et comment fais-tu face aux restrictions actuelles ? Que fais-tu pour rester positif ?

Le confinement n'a que peu ou pas d'impact sur mes séances d'entraînement. Heureusement, je peux continuer à m'entraîner à l'extérieur. Sport Vlaanderen permet toujours aux athlètes de haut niveau d'accéder à ses infrastructures sportives. Je peux donc encore faire de la musculation dans le gymnase du Topsporthal à Gand, et nous pouvons continuer à nous entraîner sur la piste cyclable de Gand.
Malheureusement, je n'ai pas pu faire une seule course depuis que la crise du coronavirus a commencé. Toutes les courses ont été annulées au fur et à mesure, et les organisateurs n'ont apparemment pas osé (financièrement) organiser d'autres courses durant l'automne. 
Afin de rester motivé, je participe de temps en temps à une course sur une plateforme en ligne comme Zwift. Je peux ainsi m’entraîner et me donner à fond. Vu que je peux continuer mes entraînements et avoir des contacts avec d'autres athlètes de temps en temps, le confinement n'est pas trop lourd.
 

(C) Paralympic Team Belgium - SWpix.com
(C) Paralympic Team Belgium - SWpix.com

 

Qu'est-ce qui te manques le plus pendant le confinement ou le semi-confinement ?

J'ai suis actuellement en pause carrière afin de me préparer de manière optimale pour les Jeux paralympiques. Je sais que mes collègues suivent de près mes exploits sportifs, mais je n'ai pas eu l'occasion de venir les saluer au bureau depuis l'hiver dernier. C'est d’office sur ma to do list d’après confinement !

 

Quelle a été ta réaction lorsque tu as appris que les Jeux paralympiques étaient reportés à 2021 ?

J'étais content que les Jeux ne soient pas tout bonnement annulés ! Bien sûr, j'aurais préféré aller aux Jeux en 2020. Pour moi, la préparation avait parfaitement commencé : en janvier 2020, j’étais devenu champion du monde de poursuite individuelle, donc j'étais presque certain de me qualifier pour les Jeux. Après ce championnat du monde, j'ai pu me reposer et ensuite l’idée était de tout doucement m’entraîner  en perspective des Jeux paralympiques prévus en août. En juin, le championnat du monde sur route à Ostende devait avoir lieu, il aurait pu être un objectif intermédiaire parfait. Aujourd'hui, la préparation des Jeux de 2021 repart de zéro.

 

Et maintenant, comment te prépares-tu pour les Jeux ?

En novembre, j’ai commencé la préparation en vue du championnat du monde de cyclisme sur piste qui se déroulera en mars à Rio de Janeiro. Je tiens à défendre mon titre dans la poursuite individuelle, et aussi me qualifier pour les Jeux. Après cela, je prendrai à nouveau une période de repos, et à partir de ce moment-là, tout sera consacré aux Jeux. Je ne fais pas beaucoup d'autres courses. Je n'en ai pas besoin pour me mettre en forme, bien qu'elles puissent être utiles pour travailler sur la nervosité, le protocole d'échauffement, l’équipement, etc.
 

(C) Paralympic Team Belgium - SWpix.com
(C) Paralympic Team Belgium - SWpix.com