Interview | Vasiliki : « Postuler en tant qu’ingénieure ? Il faut se dire : "et pourquoi pas ?" »

84 % des femmes hésitent plus longtemps que les hommes à postuler à un emploi. Cela n’a pas vraiment été le cas de Vasiliki Balafouti, aujourd’hui Head of Electrical Engineering and Protections chez ENGIE. Cette ingénieure nous raconte son parcours.
13/08/2026
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Des études ont montré que 84 % des femmes restent plus longtemps en phase de considération avant de postuler, contrairement aux hommes. Une période durant laquelle elles recherchent des informations concrètes et des preuves de l’authenticité de l’entreprise. Cela n’a pas vraiment été le cas pour Vasiliki, Head of Electrical Engineering and Protections chez ENGIE. « Quand j’ai postulé chez ENGIE, je me suis dit : "Et pourquoi pas ?" J’ai toujours senti qu’être ingénieure me donnait une force et de nombreuses possibilités dans la vie. » 

 

Une envie de comprendre comment les choses fonctionnent

Aujourd’hui, Vasiliki est à la tête d’une équipe d’une vingtaine de personnes, principalement en Belgique, mais aussi aux Pays-Bas et dans le sud de la France. Des ingénieurs et des techniciens qui travaillent dans des domaines très spécifiques : protections électriques, systèmes d’excitation dans les centrales thermiques et d’autres systèmes de haute tension. Un travail qui combine bureau et terrain, puisqu’il faut se rendre en personne dans les centrales. Être ingénieure, c’était en tout cas quelque chose d’ancré en elle : « C’est un peu une histoire classique, mais mon père est ingénieur. De mon côté, j’ai choisi de devenir ingénieure parce que je ne savais pas encore ce que je voulais faire dans la vie. Je voulais avoir le plus de choix possible, et je voulais aussi savoir comment les choses fonctionnent », nous confie-t-elle.

 

Découvrir le monde

Elle est loin d’être la seule femme à se lancer dans des études d’ingénieur en Grèce : « On était presque 40 % de femmes. C’est très différent par rapport à la Belgique, où les filles ne sont pas autant encouragées à suivre ce type d’études. » Après avoir obtenu son diplôme d’ingénieure civile en électricité, Vasiliki travaille dans les systèmes solaires au sein de l’entreprise familiale, dans son pays. « J’avais déjà eu quelques expériences à l’étranger : un échange à Barcelone, un stage aux Pays-Bas, et je voulais découvrir le monde, voyager », ajoute-t-elle encore. De passage à Bruxelles, on lui dit qu’ENGIE recherche des ingénieures comme elle. « Je suis allée à l’entretien et on m’a contactée ensuite pour un poste d’ingénieure en électricité. Un emploi très technique, en lien avec mon stage. J’y suis allée pour un peu tester le poste… et je suis toujours chez ENGIE, 18 ans plus tard », sourit Vasiliki. 

 

Des évolutions de carrière pour tous

Si elle est restée dans le plat pays, c’est aussi grâce aux opportunités de développement et d’évolution qu’elle a trouvées chez ENGIE. « L’initiative vient toujours de soi. Aucune boîte ne va te dire : voilà le parcours à suivre. C’est à toi de t’exprimer et de dire ce que tu veux faire et comment tu souhaites évoluer. Et ENGIE te donne aussi l’espace nécessaire pour le faire. » En près de 20 ans passés dans l’entreprise, à différents postes, elle a aussi vu l’entreprise changer : « Ce qui est très positif, c’est que l’on donne sa chance à tout le monde, c’est un environnement très inclusif, authentique et transparent. On donne la chance aux gens qui veulent évoluer, et il y a tellement de domaines et d’activités variés qu’il est possible de faire plusieurs métiers au cours d’une même carrière. » Elle en est elle-même un bon exemple : « Je suis passée par les énergies renouvelables, et puis par les centrales thermiques. D’autres gens font le chemin inverse. » 

Il ne reste donc plus qu’à postuler, comme elle l’a fait à l’époque, en tant qu’ingénieure : « Si on a envie d’apprendre et qu’on correspond au profil recherché, on n’a rien à perdre. » Une bonne raison de se lancer et de se dire : « Et pourquoi pas ? »

 

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