Interview | Nathalie : Travailler dans la Tech en tant que femme ? « Trouvez votre chemin et restez fidèle à vous-même »

150 participantes écoutent attentivement 5 femmes venues partager leur parcours et leur expérience à la TopWomen Tech organisée à Bruxelles mi-février. Parmi elles, Nathalie Borremans, Head of Business Development Renewable & Batteries chez ENGIE. À 43 ans, il était essentiel pour elle d’être présente : « Pour montrer des exemples. On parle de différences entre les genres, mais pour moi, c’est surtout important de pouvoir faire son propre chemin, et qu’on en est responsable par nos choix. Si tu veux vraiment quelque chose, il y a moyen d’y arriver », confie-t-elle. Et son propre chemin vaut aussi la peine d’être partagé.
Une histoire familiale, un intérêt et une curiosité
Les études d’ingénieur, cela coulait presque de source pour Nathalie Borremans : « J’ai plusieurs membres de ma famille qui ont fait des études d’ingénieur. Mais cela m’intéressait aussi, je voulais comprendre comment les choses fonctionnaient, j’ai toujours adoré les mathématiques… ». C’était donc assez logique pour elle, d’autant que ces études allaient lui offrir beaucoup d’opportunités. Car il y a eu un choix à faire aussi : « J’ai hésité avec le Conservatoire. La musique est quelque chose de très différent et cela m’a toujours passionnée. » Elle n’a aucun regret en tout cas : « Si c’était à refaire, je pense que je referais le même choix, mais je me dis que j’aurais bien aimé être sur les podiums, chanter et jouer du piano. J’ai essayé d’un peu combiner les deux, j’ai chanté professionnellement, en dehors de mon boulot. » La musique fait partie de son équilibre. Un équilibre important quand on travaille dans la Tech, avec des responsabilités.
Peu de femmes dans les études et les métiers d’ingénieur
Quand elle arrive aux études, Nathalie Borremans fait partie des rares femmes à s’être inscrites. « Il devait y avoir 10 % de femmes, quelque chose comme ça. » Pas un challenge ou un obstacle pour autant. « Il y a beaucoup de points d’attention là-dessus aujourd’hui, mais à l’époque, je n’ai pas pensé au fait de n’être entourée que d’hommes. C’étaient des amis, je n’ai mis aucune barrière. » Le manque de femmes dans ces études et ces métiers s’explique de différentes manières selon elle : « Il y a d’abord l’intérêt, les hommes sont parfois plus intéressés par ce genre d’emploi. Mais il faut aussi ouvrir cet intérêt à tout le monde, dès le plus jeune âge, et dire que le monde de la Tech est ouvert aux femmes aussi. » Ce qui a été fait dans sa famille : « Moi j’ai grandi dans un environnement où on m’a dit que tout était possible, que tout le monde avait les mêmes chances, et qu’il fallait choisir son chemin. » Le conseil le plus important qu’elle a à donner est peut-être celui-ci : « Il faut croire en soi, et surtout il faut rester soi-même si on veut travailler dans la Tech. Ne devenez pas quelqu’un d’autre, les opportunités viendront. »
Un développement et des opportunités tout au long de sa carrière chez ENGIE
Ces opportunités, Nathalie Borremans les a eues chez ENGIE. « J’ai commencé dans une entreprise pharmaceutique et ce n’était pas mon truc. Après j’ai été chez ENGIE, et j’y suis toujours aujourd’hui, car les opportunités existent, pour toutes et tous. Il y a toujours un chemin chez ENGIE : j’ai fait tellement de jobs différents que je ne peux pas tous les citer. Et aujourd’hui, je suis responsable du développement de projets renouvelables et des batteries au Benelux. Le but, c’est que notre production d’électricité devienne de plus en plus neutre en carbone pour atteindre notre objectif « net zero carbon » en 2045. » Encore aujourd’hui, Nathalie Borremans trace son propre chemin. Et a inspiré sans doute celui de nombreuses femmes présentes à la conférence de la TopWomen Tech…
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