Interview | Maud : « Comme moi, les femmes peuvent évoluer dans les métiers techniques »

Qualité, sécurité et environnement. Trois mots qui définissent le métier de Maud Nijst, manager EHSQ chez ENGIE. Elle occupe cette fonction depuis un peu plus d’un an, après avoir exercé le rôle de manager adjointe pendant deux ans. « Un bel accomplissement personnel et professionnel », confie-t-elle. Mais en quoi consiste exactement son métier ?
Pas de journée type
À quoi ressemble une journée type pour Maud ? « C’est même difficile de parler d’une semaine type », sourit-elle. Car la responsable passe d’un site à l’autre : « De manière générale, je m’occupe de l’analyse de risque des postes de travail de différents collaborateurs et de la gestion des équipes de terrain sur des questions liées à la qualité, la sécurité et l’environnement ». Elle assure également le suivi des dossiers avec les autorités afin de garantir la conformité des activités en matière de sécurité et d'environnement. « Il y a aussi tout un volet analyse des incidents qui peuvent survenir, c’est un métier très varié », précise-t-elle avec enthousiasme.
Un environnement de travail différent…
Avant d’arriver chez ENGIE, la manager qualité, sécurité et environnement avait déjà travaillé pour plusieurs entreprises dans le même domaine d’expertise. « Mon job précédent ne me plaisait plus particulièrement et j’ai recherché un emploi ailleurs. La construction de la nouvelle centrale de Flémalle a créé une opportunité pour moi. » Elle avait d’abord répondu à une offre pour la centrale de Flémalle, mais le poste avait finalement été attribué à un candidat interne. Mais, quelques mois plus tard, ENGIE l’a recontactée pour occuper cette fonction. « ENGIE a une très bonne réputation en matière de sécurité et place la barre très haut lorsqu’il s’agit du bien-être de ses collaborateurs. Et je voulais, moi aussi, apporter ma pierre à l’édifice. » Elle y découvre un nouvel environnement de travail : « ENGIE est une entreprise ouverte, où l’on peut parler librement. S’il y a un problème, on vous écoute et on met les choses en place directement. »
… et plus inclusif aussi
En tant que femme, est-ce difficile de trouver sa place dans un secteur technique ? « Chez ENGIE, le fait d’être une femme n’a jamais été une barrière. Mes idées sont écoutées et prises en considération. D’ailleurs, dans mon équipe, on est à une parité quasi parfaite. » Les équipes sont ainsi très diversifiées, ce qui est une force : « La diversité, de genre comme d’origine, permet d’avoir des façons de penser différentes et d’enrichir les réflexions. » Cette diversité et cette culture d’entreprise sont encouragées par ENGIE. « On est clairement dans une entreprise qui fait en sorte que ce soit possible. Mais il y a aussi l’adhésion des travailleurs, et leurs propres valeurs, qui font en sorte que cela fonctionne. »
Quelques défis subsistent encore
Des efforts peuvent encore être faits, notamment à des niveaux plus élevés. « Par exemple, nous ne sommes que deux femmes dans le comité de direction. Ce n’est pas un problème en soi, mais cela reste encore un challenge. Il y a encore parfois certains réflexes ou idées reçues, même si les choses évoluent progressivement », précise Maud. Dans tous les cas, ce sont les compétences qui priment : « On se base sur les compétences de chacun et chacune, et nous sommes toutes et tous sur un pied d’égalité chez ENGIE. Le principal défi reste surtout le fait qu’il y ait moins de femmes dans les métiers techniques en ce moment, même si cela commence aussi à bouger, avec plus de jeunes filles qui s’orientent aujourd’hui vers ces filières dans les universités. »
Attirer plus de femmes dans les métiers techniques
Sur le terrain, il faudra sans doute encore attendre quelques années, même si la tendance commence à se dessiner. « Je suis chez ENGIE depuis trois ans maintenant et je vois qu’il y a de plus en plus de femmes qui postulent. Il faudra aussi s’adapter en interne ». De quelle manière ? « Avec l’arrivée de davantage de femmes, certaines infrastructures doivent également évoluer. Je pense notamment aux douches et aux sanitaires. On ne s’en rendait pas forcément compte avant ». Pour Maud, une chose est sûre : les femmes sont aujourd’hui plus nombreuses à franchir le pas et à postuler à des fonctions dites « techniques ». Elle a d’ailleurs un dernier conseil pour ces femmes : « Vous n’avez rien à perdre et tout à gagner à postuler pour ce type d’emploi chez ENGIE, où vous aurez la possibilité d’évoluer, tout comme moi. »
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